Eco/MediaLes InfosMEDIAS

ALG : Un tirage au sort pour la CDC ?

NAZIM BESSOL (IN BOTOLA)

La FAF va-t-elle se plier devant la pression des médias des coalisés et des braconniers du droit ? Va-t-elle bafouer ses propres textes ? Le nom du deuxième représentant de l’Algérie en Coupe de la CAF (CDC) est toujours en suspens. La raison ? La pandémie de Coronavirus et l’interruption brutale des compétitions, et donc de la Coupe d’Algérie, seule voie légitime pour désigner les participants à la Coupe de la CAF. Or depuis quelques semaines, un lobbying de tous les instants travaille à accorder ce droit à la JS Kabylie qui a fini au pied du podium (4e) d’une saison qui n’est pas allée à son terme. Une revendication qui peut se défendre, mais qui ne fait en aucun cas, du moins selon les textes, de la JS Kabylie le représentant « légitime » de l’Algérie à cette compétition, comme l’annonce Mouloud Iboud. Éliminée prématurément de la Coupe d’Algérie au stade des 32e de finale par l’AS Ain Mlila, pourquoi la JS Kabylie serait en meilleure posture que les huit autres équipes encore en course ?

Même si l’édition 2020, est « à 99% » annulée, selon les termes du président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, il n’en demeure pas moins que l’USM Bel Abbes, l’A Bou Saâda, le Paradou AC, l’ASM Oran, le CA Bordj Bou Arréridj, l’ES Sétif, l’US Biskra et le WA Boufarik, ont validé leur ticket sur le terrain pour rejoindre les quarts de finale de la Coupe d’Algérie. Mieux encore, certaines équipes, à l’image de l’USM Bel Abbès et du Paradou AC, ont même pris un avantage certain, en s’imposant largement, respectivement face à Bou Saâda (3-0) et l’ASM Oran (4-0), lors de la phase aller avant que l’arrêt des compétitions ne soit décrété. Le CA Bordj Bou Arréridj a sorti l’AS Ain Mlila en huitième, alors que le WA Boufarik, le cendrillon à ce niveau de la compétition, a réalisé un parcours plus qu’honorable. Tombeur des deux grands Mouloudias, celui d’Alger et d’Oran, le WAB avait toutes ses chances de rejoindre le dernier carré, après son excellent match nul (1-1) à Biskra.

Autant de performances et de résultats qui n’autorisent nullement aujourd’hui la JS Kabylie à prétendre « légitimement » à bénéficier du second ticket pour rejoindre l’ES Sétif en Coupe de la CAF. S’il s’agit d’un « droit légitime » comme l’annonce faussement Iboud, qu’en est-il du droit des huit équipes encore en course ? Un droit légitime n’est garanti que par la règle et dans le cas de la Coupe de la CAF, le règlement de la compétition est clair : en plus du vainqueur de la Coupe nationale, seuls les troisièmes des championnats des pays du top douze des clubs du classement de la CAF sur cinq ans, sont concernés par cette compétition. L’éthique sportive, la logique et sans doute le droit, voudraient que le deuxième représentant algérien à la Coupe de la CAF soit un des huit quarts de finaliste. Certes, il peut ne pas disposer du même palmarès, du même passé glorieux et déchaîner autant de passion que la JS Kabylie, mais il disposerait de ce petit plus que la JS Kabylie de 2020 n’a pas : Une place en quart de finale de la Coupe d’Algérie, gagnée sur le terrain avec comme éventualité d’aller au bout, si la compétition était allée à son terme.

Alors pourquoi faire abstraction des huit qualifiés au profit du 4e du championnat d’Algérie ? Pourquoi ne pas opter pour un tirage au sort avec l’ensemble des équipes de L1 ou juste celles encore en course en Coupe d’Algérie ? La FIFA a bien autorisé ses Associations membres à prendre des mesures exceptionnelles et à légiférer, le cas échéant, en fonction des situations de cas de force majeur. créées par la pandémie de la Covid-19.

Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité