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ALG : Rejet du championnat-marathon ?

AB LAHOUARI (IN BOTOLA)

Selon notre confrère de l’Expression, Said Mekki, la majorité, moins trois des vingt présidents de clubs professionnels de la L1, envisage de provoquer une seconde réunion avec le président de la FAF, Zetchi Kheïreddine, afin de réduire le nombre de journées de championnat. Ils ne veulent plus d’un championnat normal avec 38 journées et le souhaitent, en une seule phase aller qui leur avait été pourtant proposée parmi les trois formules.

Cette option avait été avancée par la FIFA, et le président de la FAF l’avait souhaitée et soutenue, certain que c’était la solution la plus efficace. Il avait sensibilisé les dirigeants sur ses bienfaits, mais il avait vite compris que les représentants des clubs ne cherchaient pas à s’adapter à la nouvelle réalité du football mondial, imposée par la Covid-19. Ils ne voyaient le championnat que sous la lorgnette de son aspect purement sportif, sans aucun sens des responsabilités.

En d’autres termes, ils sont restés allergiques a tout changement et
ont ignoré les épineux problèmes, comme les aspects financiers, économiques et autres. Ils les ont zappés en misant, comme toujours, sur l’aide de l’État pour les régler à leurs places. Ils se sont attardés beaucoup plus sur des points de détails, comme par exemple, la reprise du championnat pour le 20 novembre, sans se pencher sur sa durée. Bref, ils ont agi par réflexe et non par réflexion, profitant de la démocratie participative et de la loi du nombre pour imposer leur choix.

Or, avec le temps, il semble que ces dirigeants se sont rendus compte qu’ils avaient tout faux ? Déjà avec un championnat à seize clubs, dans des conditions normales, la programmation battait de l’aile depuis l’instauration du professionnalisme sous l’ère de l’ancienne direction de la FAF. Et les spécialistes y faisaient largement écho tout au long des saisons. Comment la LFP pouvait-elle maîtriser le calendrier avec vingt clubs en plus des compétitions continentales (LDC, CDC, CAN, CHAN …) et internationales (Coupe du monde des nations, Coupe arabe … ) ?

Dans le contexte actuel, il y a de croire que la décision de la FIFA et celle de la FAF est une idée salvatrice. Le choix des dirigeants est une faute à demi-pardonnée. Il appartient au Bureau Fédéral et à son président, Zetchi Kheïreddine, d’accepter ou pas une nouvelle révision du système de compétition.

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