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ALG : On ne naît pas raciste

NAZIM BESSOL ( IN BOTOLA)

Une semaine après la polémique autour de l’international algérien, Nabil Bentaleb, et la montée au créneau du sélectionneur national, Djamel Belmadi, la question raciale s’invite dans les stades européens. Et de quelle manière ?! En plein match de Ligue des champions de l’UEFA, la compétition référence du football mondial. La rencontre PSG -Basaksehir a été interrompue après l’utilisation du 4e arbitre, Sebastian Colţescu, de la rencontre du terme «Négro» et la courageuse réaction de l’ancien international camerounais, Achille Webo, aujourd’hui entraîneur adjoint du club turc. Les joueurs et dirigeants des deux clubs ont condamné le dérapage verbal de l’arbitre roumain, Sebastian Colţescu, et se sont retirés. Une décision sans doute facilitée par l’absence d’enjeu réel lors de cette rencontre. Et le referee ne cesse depuis hier soir de marteler qu’il s’agit plus d’une bévue que d’un comportement
raciste.

Si l’UEFA est montrée du doigt et accusée de n’avoir agi que très tardivement, les réactions et les condamnations ont fusé de partout, immédiatement après l’incident. Chez nous, dans un pays où on chante et on célèbre partout « la Kahloucha » ramenée du Caire en juillet 2019, la prise de conscience a été instantanée. Des millions de personnes ont découvert, en même temps et grâce à la magie du football, que «Négro» était un marqueur raciste tout aussi abjecte que «bicot, bougnoul…» Une prise de conscience, même éphémère, qui a au moins le mérite de rappeler que le racisme est une idéologie, une création faite pour justifier le plus souvent l’injustifiable, on ne naît pas raciste, on le devient et l’éducation reste et restera la seule arme contre cette idéologie.
NAZIM BESSOL

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