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ALG : Ni infraction, ni scandale, circulez !

LAFORDASSE (IN BOTOLA)

Voilà une nouvelle affaire à laquelle on veut donner d’autres dimensions que celles qu’elle devrait avoir. Si affaire, il y a bien sûr. Il s’agit du contrat du joueur du MC Alger M’hamed Merouani qui a été balancé sur la toile par un ancien footballeur devenu intermédiaire de joueurs, mais non déclaré auprès de la FAF, en l’occurrence Braham Chaouch. Ce dernier s’est distingué il y a quelques jours seulement en réglant ses comptes avec Nassim Saâdaoui, l’intermédiaire qui serait impliqué dans l’affaire de l’enregistrement sonore avec le président de l’ES Sétif Fahd Halfaya, et le club du Paradou AC dont il entretient une rancune qui remonte à quelques années. Le but de ce déballage, est de faire le maximum de bruit autour de la FAF et compromettre ses dirigeants, notamment son président, Kheireddine Zetchi en suggérant sournoisement qu’il est partie prenante de l’affaire et en rappelant sa proximité avec Nassim Saâdaoui. Cependant, expliquer qu’il s’agit d’un proche est une chose, mais suggérer souvent avec insistance que Saâdaoui est coupable de faits répréhensibles avec la bénédiction et la protection du patron de la FAF, en est une autre.

Bref, le scandale résiderait selon les « braconniers du droit » dans ses multiples branches, dans le fait que Saâdaoui ne soit pas l’intermédiaire de Merouani. Or, Saâdaoui a été engagé par le MCA de plein droit pour négocier avec le club de l’ASO Chlef sans pour autant être l’intermédiaire de Merouani. Une nuance de taille sur laquelle les coalisés ne se seraient pas attardés, si toute fois ils avaient tenté de démêler la pelote de laine. En effet, le club algérois est dans son bon droit d’engager un intermédiaire pour négocier avec les parties désignées et payer ce dernier pour sa prestation. Porté sur la liste officielle des intermédiaires de la FAF
(voir site de la FAF, liste des intermédiaires du mois de décembre 2019 sous le n°126) et sur le PV de la commission du statut des joueurs qui a examiné et validé les candidatures, Saâdaoui possède tous les mandatements des joueurs ou des clubs avec lesquels, il a traité. Un élément essentiel que plusieurs journalistes n’ont pas vérifié auprès de l’intéressé lui-même. Botola l’a, lui, vérifié auprès de Oumammar Larbi, président de commission du statut de joueur. Et là, les coalisés ne sont pas loin de la diffamation.

De plus, le contrat de Merouani jeté en pâture à l’opinion publique pour des desseins inavoués, est une pièce comptable interne du MCA. Elle lui permet de justifier et de payer les honoraires de l’intermédiaire. Le joueur Merouani, quant à lui, n’a rien eu à verser à Saâdaoui et qu’à l’époque des faits, le joueur était déjà représenté par quelqu’un d’autre. Sans oublier l’autre fait, celui relatif à la position du club qui est en droit d’interdire ou de permettre à un intermédiaire d’avoir un mandatement, et non pas la FAF qui, au contraire, depuis la venue de la nouvelle équipe fédérale tente de mettre de l’ordre dans ce métier en exigeant des dossiers, en officialisant leur inscription dans un fichier et bientôt en les dotant de licence après le passage d’un examen. En conclusion, cette affaire du contrat de Merouani est construite sur
les ruines de beaucoup d’autres supposées affaires et qui auraient dû, selon les coalisés, faire réagir la FIFA et emporter la Fédération. Une chimère et un rêve fou qui permet à beaucoup de trouver de quoi noircir les pages de leur publication et meubler des grilles, des programmes de plus en plus pauvres, surtout en période de confinement.

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