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ALG : Mellal, c’est Zorro ou Zéro ?

NAZIM BESSOL ( IN BOTOLA)

Le sulfureux président suspendu de la JS Kabylie, Cherif Mellal, a préféré une nouvelle fois la voie de la provocation. Alors que l’ensemble de la famille sportive attend le feu vert des autorités sanitaires et l’annonce officielle de l’ouverture des infrastructures sportives par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, il a décidé en toute irresponsabilité de lancer la préparation de son équipe. Réunis à Akbou, les joueurs ont entamé les entraînements sans attendre personne, une attitude qui pose plusieurs questions, notamment celles relatives au respect du protocole sanitaire de retour à la compétition et plus largement, le respect des mesures barrières. Fort heureusement, la réaction du Ministère de la Jeunesse et des Sports, qui veille sur les directives des hautes autorités du pays, ne s’est pas fait attendre via la DJS de Béjaïa.

Le président de la glorieuse JSK, qui avait échappé de justesse, l’année dernière, à une radiation à vie du mouvement sportif national, est-il intouchable au point de défier toutes les autorités sanitaires, sportives et sécuritaires ? Au moment où des commerces, hôtels, restaurants font l’objet d’une stricte application des consignes, sous peine de fermeture immédiate, qu’est-ce qui l’autorise à regrouper près d’une cinquante de personnes (joueurs et différents staffs…) sans en référer à quiconque ? En décidant unilatéralement du retour de son équipe à l’entraînement, il est clair qu’il se substitue à toutes ces autorités et impose son calendrier. Pire, il suscite un effet domino, devant lequel les différents ministères chargés de la lutte contre la Covid-19 doivent acter le fait accompli.

Sinon comment expliquer que même les sélections nationales de jeunes catégories n’aient pas reçu le feu vert pour se regrouper à Sidi Moussa et préparer les prochaines échéances, et que la JS Kabylie, par la voie de son président suspendu, impose un retour aux entraînements ? Décrié par l’opinion sportive dans tout le pays, sous le coup d’une suspension de la FAF, il continue, pourtant, dans l’agitation permanente. Il est vrai qu’il ne manque pas de soutien par une certaine presse, notamment sportive qui bénéficie des aides conséquentes de l’État, sans pour autant appliquer sa politique. Une anomalie que personne ne semble ou ne veut corriger, malgré les discours de fermeté et de changement de la gestion de la chose publique. Faute de réaction, nous sommes en droit de se demander jusqu’où ira Cherif Mellal, et quelle sera sa prochaine provocation ? Cherche-t-il à entraîner tous les autres clubs à la désobéissance ?

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