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ALG : Les dessous d’un laisser aller (Nazim Bessol)

Nazim Bessol (In BOTOLA)

La conférence de presse du sélectionneur national Djamel Belmadi n’a pas dérogé à la tradition, à savoir le quart d’heure « coup de gueule » du patron des Verts.

Cette fois-ci, ses missiles ont été lancés contre les gestionnaires du Stade Mustapha Tchaker de Blida. « J’ai l’impression d’avoir discuté de la problématique Tchaker depuis mon arrivée en 2018 et pas beaucoup de choses ont changé. Quand ça change, ça change le temps d’un match ». Plus qu’une impression, une réalité, car qu’il s’agisse de Tchaker, du 5- juillet ou tout autre enceinte en gazon naturel en Algérie, le modèle de gestion n’a jamais évolué, pire il a de tout temps montré ses limites. Nous ne disposons pas d’une politique claire et de procès performants et identifiés de la filière gazon.

Des mesures d’appoint

« La pelouse du stade Mustapha Tchaker pose problème depuis plus de dix ans », nous confie un initié de la question. Depuis 2011, le stade souffre de sa pelouse et il est resté très longtemps
sans entretien jusqu’à récemment où on a fait appel à Amar Bouchaaboub, qui au passage est docteur d’état en agronomie. » nous confie notre interlocuteur. Ce dernier appelé en pompier de service a repris intégralement la pelouse avec le résultat que tout le monde a salué au mois de juin dernier. « Il s’est démené lui et ses équipes pour livrer la pelouse au mois de juin dans un état quasi parfait, la suite est moins rose et ce que devrait viser le sélectionneur national » nous
précise notre source. La livraison du mois de juin étant au top, il était question que Amar Bouchaaboub et ses équipes, soient reconduits pour une année.

Une pelouse laissée à l’abandon

Et c’est peut-être là, que la « catastrophe » dénoncée par Djamel Belmadi et le « sabotage » interviennent, puisque l’agronome a été libéré et ni la Direction de l’administration locale, ni la wilaya n’ont pensé à prolonger son contrat. Entre le coup de sifflet final de la rencontre face au Mali et le mois d’août, la pelouse du stade Tchaker était entre les mains de l’OPOW. Une structure qui
n’a ni les capacités ni les connaissances nécessaires pour l’entretien d’une telle surface. Une fois bien dégradée et à l’approche de la date du match, le Dr Bouchaaaboub a une nouvelle fois été appelé en catastrophe, mais manifestement il était trop tard.

Qui est responsable ?

Une fois jeté dans la marre, le pavé de Belmadi, risque d’éclabousser beaucoup de monde et pas forcément ceux qui ont été cités par le coach national. Car si laissé aller il y a eu c’est d’abord et avant tout au niveau de l’OPOW. « Comment expliquer que l’OPOW puisse laisser à l’abandon une pelouse remise à niveau en juin et la voir dépérir de jour en jour et de semaine en semaine sans brancher » s’interroge un responsable. Ce qui est sûr c’est que le Dr Bouchaaboub, devait bénéficier d’une convention pour l’entretien de la pelouse qu’il a semé à Tchaker, une convention qui n’a jamais été signée et qui par conséquent le décharge de cette tâche. Pourtant le Wali de Blida a fait plusieurs sorties sur le terrain et notamment au stade Mustapha Tchaker, sans savoir que son directeur de l’administration locale n’avait toujours pas signer de convention !

De Hallilhodzic à Belmadi…

C’est devenu une habitude ou un marronnier, de Vahid Halilhodzic à Djamel Belmadi, même si 10 ans séparent actuellement le passage du bosnien à la tête de la sélection, le problème de pelouse demeure toujours d’actualité. En novembre 2011, soit trois mois après sa prise de fonction, l’ancien coach de Verts, avait eu quasiment les mêmes mots que son successeur champion d’Afrique en titre. « à chaque fois, c’est la même chose !» pestait Vahid devant les responsables du Stade Tchaker. Et tout comme Djamel Belmadi, l’état de la pelouse du 5 juillet qu’il avait inspectée le matin avant de se rendre à Blida n’était guère satisfaisante puisqu’il avait demandé à ce qu’elle soit remise à niveau. Des exigences du haut niveau et du souci du détail qui passent parfois pour un caprice de star ou autre, mais dont l’impact est tellement vrai qu’il en deviendrait presque palpable

NAZIM BESSOL

LE + D’INFOS 

Des explications ont été fournies sur la situation de la pelouse du stade Tchker à l’APS par le Directeur de la DJS de Blida. Selon lui, « des feux forêts enregistrés dans la wilaya de Blida», sont l’une des causes de la détérioration de l’aire de jeu. A prendre ou à laisser. – BO

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