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ALG : Le Paradoxe Cherif Mellal et les sociétés nationales

AB. Lahouari

Bien que suspendu pour deux années qu’il a qualifié de « simples intimidations et de vulgaires provocations contre la JSK et contre ma propre personne », Cherif Mellal n’en continue pas moins de cultiver l’art du paradoxe soutenu par des médias à la recherche du profit commercial quoi qu’il en coûte. Ainsi, le président de la JSK qui pour une fois n’a pas « dérapé », a révélé dans une interview accordée à Berbère Télévision, avoir sollicité le général Ahmed Gaid-Salah, vice ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’armée de se rendre dans un pays africain dans le cadre d’une compétition internationale.

Quoi de plus normal pourrait-on dire que l’Armée nationale populaire apporte son soutien au Mouvement Sportif national puisqu’elle en fait partie prenante. Elle l’avait toujours démontré notamment lors de la CAN 2019 avec le succès que l’on sait et les millions d’Algériens qui ont manifesté leur joie à travers les rues d’Algérie. En revanche, il est surprenant de constater que Cherif Mellal dévoile des « difficultés financières » alors que pompeusement, il a laissé deviner une bonne et saine gestion, du club de Tizi Ouzou. Aujourd’hui, il convoque une assemblée générale des actionnaires (? !) et en appelle à l’ouverture du capital en le portant à 84 milliards de centimes avec « une dette qui ne dépasse pas les 3 milliards de centimes », mais il y met un obstacle majeur : « On ne vendra pas les actions à une société nationale. On n’acceptera jamais cette proposition. »

A l’évidence, Cherif Mellal pousse la chansonnette un peu trop loin par un possible départ. Il oublie que ce sont les sociétés nationales qui ont fait la grandeur du sport national et qu’elles ont été mises à mal et destructurées par des oligarques véreux. Faut-il lui rappeler que la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), renommée Jeunesse Électronique de Tizi Ouzou (JET) et dirigée par Mahieddine Khalef, l’Algérien et Stefan Zywotko le Polonais a dominé, le football à la fois sur le plan national et international, incarnant par-là même l’extraordinaire avancée du football national ? A l’époque, le regretté Abdelkader Khalef avait quelques appréhensions, mais il a reconnu par la suite que « la couleur du chat importait peu pourvu qu’elle attrape des souris ». Une belle métaphore et la JSK en a attrapé des titres.

AB. LAHOUARI (IN BOTOLA)

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