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ALG : Le 8eme péché capital de Sid Ali Khaldi

NAZIM BESSOL ( IN BOTOLA)

Mais qui êtes-vous Sid Ali Khaldi ? Le 13 août dernier, Botola titrait en Une « les 7 péchés capitaux ». Il était question de faire un bilan d’étape du jeune ministre de la Jeunesse et des Sports, sept mois après son installation à la place du 1er mai. Deux mois plus tard, celui qui a fait, de l’ingérence dans les affaires des Fédérations et du blocage, sa marque de gouvernance*, a ajouté un 8e péché capital, jeudi, à la salle Harcha dans une ambiance de Zerda
plus que d’un meeting politique. Porté par les youyous, il est entré en transe et a ordonné, face caméras, aux algériens mécontents de «changer de pays !». S’agissait-il d’une improvisation ou d’un texte préparé ?

Un ordre martelé à deux reprises, au nom de la sacralité de l’appel du 1er novembre 1954. Pour les observateurs, il s’agissait d’un double suicide politique que toutes les explications du monde ne peuvent justifier. Encore moins, la vidéo postée sur facebook dans laquelle, Sid Ali Khaldi s’étonne de la polémique suscitée par ses propos. Inconscience ? Irresponsabilité ? Il en a oublié sa fonction qui n’est pas celle d’un youtubeur ou autre influenceur, mais celle d’un ministre de la République. Et à ce jour, le MJS n’a publié aucun communiqué officiel pour s’excuser de l’outrage fait à la jeunesse, contrairement au wali d’Oran, auteur également d’une grosse bourde.

A l’évidence, le ministre a commis une faute lourde, surtout ironie de l’Histoire, il s’est adressé aux forces vives de la nation. Sa jeunesse. Il l’a appelée à quitter le pays alors qu’une de ses missions, conformément à la stratégie politique du gouvernement, est de lutter contre le phénomène de la «Harga». A croire que cela dénote d’une naïveté politique doublée d’une arrogance suicidaire. « Ce ministre, ne sait même pas où commence et où se termine son secteur », nous disait un haut responsable du MJS, il y a quelques mois. Une affirmation qui sonne comme une piqûre de rappel.

Aujourd’hui, les citoyens s’interrogent sur le rôle du ministre de la Jeunesse et des Sports depuis sa nomination. Qui sont ses Conseillers ? Quelle a été sa contribution au développement du secteur, à part distribuer des portables aux journalistes choisis et inaugurer des infrastructures, dont certaines l’avaient déjà été? Où en est-il dans la lutte contre la corruption dans le sport ? Lors d’une réunion concernant les JM 2021 d’Oran, des employés ont cotisé pour improviser une réception à une délégation conduite par un ambassadeur et son consul. Au 1er mai, on a préféré tirer le rideau sur cet incident.

En d’autres termes, Sid Ali Khaldi a montré qu’il n’était pas en phase avec la nouvelle Algérie que notre jeunesse veut bâtir. Celle qui se veut le digne successeur de notre 1er novembre 1954 et de notre glorieuse Armée de Libération Nationale qui comprenait dans ses rangs des maquisards à peine âgés de 15 ans. Alors de grâce, ne transformons pas leurs derniers rêves en cauchemar, pour eux et pour leurs enfants. Et oublions vite, mais très vite la salle Harcha et ce huitième péché capital !

NAZIM BESSOL

*En juin dernier, le MJS a fait parvenir aux Fédérations une circulaire interdisant toute
modification des statuts. Une disposition qui a bloqué l’ensemble des Ligues et la FAF

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