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ALG : L’avenir est dans le changement

LAFORDASSE (IN BOTOLA)

A en lire les quelques égarés de la presse, la Fédération algérienne de football devrait tout figer, tirer le frein à main et laisser rouler les affaires courantes jusqu’à la prochaine Assemblée Générale élective, prévue normalement en mars 2021. C’est également, le souhait des adeptes de l’immobilisme et les braconniers du droit qui brandissent des articles de loi, de décrets et de statuts à tout bout de champ, au moment où les instances du football international prônent la démarche contraire.

Ils refusent d’admettre que l’excellent travail accompli par Dely Brahim sert d’exemple à nos voisins et a reçu la bénédiction de la FIFA. A cause d’une crise sanitaire sans précédent, tous les verrous sont en train de sauter, y compris pour les grandes compétitions internationales. Ainsi, la finale de la Ligue des champions européenne, l’une des plus prestigieuses compétitions de clubs, s’est disputée dans un schéma jamais vécu auparavant : des matchs à élimination directe lors d’un tournoi final abrité par une ville, Lisbonne au Portugal.

Aucune voix dans le monde ne s’est levée pour remettre en cause ces changements de taille qui resteront dans l’histoire. Ce qui n’est pas le cas chez nous, où des illuminés ou des charlatans-TV dénigrent tout changement qui va à l’encontre de leurs intérêts personnels. Il en est ainsi pour le nouveau système de compétition, pourtant approuvé l’année dernière par l’AG de la FAF, pourtant souveraine et à l’issue d’un long processus, où la réflexion a primé et où la base a été partie prenante.

Comme le rappelle si bien le président de la FAF, Zetchi Kheïreddine, non seulement le changement du système de compétition pyramidal est une des recommandations du fameux Symposium d’Alger de décembre 2017, mais son élaboration a obéi à une démarche méthodologique bien réfléchie et surtout partagée par les acteurs, avec comme finalité le vote à l’unanimité (une seule voix contre) de l’AG.

Devant cette volonté de la famille du football d’aller vers le changement, les porteurs de pierres à mettre dans les souliers, tentent de remettent en cause la légalité de l’AGEX. A en croire ces oiseaux de mauvais augure, c’est l’apocalypse qui attend notre football, or c’est le paradis plutôt avec un palier en moins – ce qui réduit l’écart entre le monde amateur à celui professionnel, une Ligue professionnelle en moins également, et donc une réduction d’un tas de problèmes – et un meilleur équilibre territorial avec
moins de charge.

Ils ne soufflent mot sur la situation désastreuse dans laquelle patauge le football national, et à laquelle ils ont contribué après dix ans de soi-disant professionnalisme. Des clubs pratiquement déstructurés et en totale faillite ; un football amateur complètement sinistré où les mots, formation et développement, ne font plus partie du lexique ; une violence sans précédent dans les stades ; des dirigeants dont on reste sidéré par leurs parcours. Et pourtant, il y a l’exemple de l’Académie El Ankaoui du Paradou FC qui devait éclairer leurs chemins. Ils n’en veulent pas, parce que c’est tout simplement l’exemple de la réussite.

Le changement d’un système de compétition n’est pas une fin en soi, mais fait partie d’une réforme bien lancée que tentent de tacler ceux qui n’y sont plus, et surtout ceux qui n’ont plus le droit d’être cités après avoir produit et entretenu pendant longtemps, l’échec.

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