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ALG : La Issaba* a changé de costume, mais c’est la Issaba

LAFORDASSE

Les mauvais génies et les vieux démons ont bien profité de la crise de la Covid -19 pour semer la «fitna» et créer une situation de tension entre le Ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération algérienne de football. Ils ont tellement soufflé sur la braise d’un feu qu’eux-mêmes ont allumé, que la situation a fini par déborder. Elle a nécessité l’intervention des plus hautes autorités du pays, de manière subtile bien évidemment, afin de faire prendre conscience aux uns et aux autres que quand on est responsable, de surcroît d’un secteur aussi névralgique que celui de la Jeunesse et des … Sports, il faut être bien outillé pour bien gérer les problèmes. Le message est clair, l’État veille !

Par définition, un responsable est là pour trouver les solutions aux problèmes, accompagner les processus salvateurs, remettre de l’ordre, manager son secteur d’activité, et non pas le contraire. Pour y arriver, il est nécessaire d’avoir le background qu’il faut, la formation et les compétences, sans compter le vécu, si possible, l’intelligence et un brin de politicien. A cela s’ajoute, un cercle de conseillers de haute facture pour bien mener les missions. Cela s’applique à tous les responsables, y compris un président élu d’une Fédération, et bien sûr à un ministre de la République. Ce dernier n’est pas là pour faire remonter les problèmes ailleurs, mais pour les affronter et les solutionner, voire les freiner, les réduire ; au pire des cas ne pas les amplifier et les compliquer.

Aujourd’hui, la problématique du secteur de la Jeunesse et des Sports ne réside pas dans la lecture d’un article des statuts qui peut être faite selon les vents dominants et les intérêts du moment, ni dans le système de compétition qui peut être diabolisé par n’importe quel quidam, mais bien ailleurs. Au moment où l’on se chamaille autour de sujets que d’autres ailleurs ont réussi à trancher en deux temps, des jeunes partout dans le pays jouent au football sans respect des mesures sanitaires devant des foules entassées. Des infrastructures qui n’ont subi aucune intervention pour les mettre à niveau en prévision d’une reprise, au cas échéant.

Pourtant le temps le permet, plusieurs petites entreprises sont au chômage peuvent y intervenir à travers des travaux d’agencement et d’aménagement pour préparer le retour à l’activité sportive. On ne parle pas là, des grands dossiers comme les projets d’infrastructures d’envergure tels les stades et la complexité de leur gestion (retards, surfacturation, changements d’entreprises réalisatrices, réévaluation, …), le cas kafkaïen du Comité olympique algérien, la fin des mandats olympiques des Fédérations, des Ligues et des clubs et tout ce qu’ils charrient comme tensions et débordements, sans oublier le mouvement associatif et les échéances internationales de nos athlètes. En deux mots : le ministère de la Jeunesse et des Sports a tant de missions à mener que de s’occuper que de la FAF et de la L1.

Alors Messieurs, calmons le jeu ! Occupons-nous de ce qui est bien et porteur de stabilité, de sérénité et de réussite pour le pays, que de nous laisser entraîner dans les méandres de ceux qui ont produit l’échec et qui veulent revenir sur la scène en empruntant un autre costume de la Issaba.

• Mot arabe qui veut dire « bande ». On retrouve les issabistes dans les différents secteurs de l’activité national alors que leurs maîtres se trouvent en prison. Ici, il s’agit-là de la bande qui a mis le sport national à genoux.

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