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ALG : La fracture du COA sert-elle les intérêts du sport algérien ?

AB .Lahouari

Cinq nouveaux membres ont intégré le bureau exécutif du Comité olympique et sportif algérien (COA), lors de l’Assemblée générale extraordinaire (Agex) au siège de l’instance olympique à Ben-Aknoun (Alger) en l’absence de 37 de ses membres sur 80. Elle a remplacé cinq membres « exclus » pour avoir montré leur profond désaccord avec la gestion opaque et autoritariste de l’actuel responsable, Mustapha Berraf qui s’occupe du COA entre petits fours en Egypte, chocolat en Suisse et riz Jollof au Nigeria (siège de l’ACNOA). Le couscous algérien n’étant qu’un transit.

La procédure engagée par Mustapha Berraf n’a pas respecté les règles les plus élémentaires pour éliminer ses « opposants» du BE, car ils n’ont été entendus par aucune commission*. Aussi comptent-ils faire appel, en un premier temps, auprès du TAS d’Alger, quand bien même, cet organe ne répond pas aux critères d’indépendance. Pour les «cinq», il y a un vice de forme parce que le tribunal a été installé par le COA et parce qu’il y a, semble-t-il, une certaine proximité entre l’ex-député du RND et son président qui aurait été son avocat-conseil (! ?). C’est dire que la lutte pour la destitution de Berraf est loin d’être terminée.

En vérité, il n’échappe à personne qu’il y a désormais une fracture au sein du Mouvement olympique algérien et il serait grand temps de régler le problème qui perdure depuis une dizaine d’années avec différentes autorités de l’État. Aujourd’hui, la coupe est pleine. Onze fédérations olympiques majeures dont celle du football, du handball ou de la natation ont refusé d’assister à l’AGEX, contre treize et il y a de quoi s’en inquiéter. Une situation qui appelle à la responsabilité du ministère de la Jeunesse et des sports. Elle est engagée parce qu’il s’agit d’un problème déstabilisant
du sport en Algérie qui donne une mauvaise image du pays.

En manoeuvrier sans scrupule, Mustapha Berraf le sait. Il joue la carte de l’union en interne et celle de la victime en international. « Notre institution doit retrouver l’unité et la fraternité qui ont fait sa force et sa renommée. Nous devons mobiliser et unir tous nos efforts pour servir le sport et les sportifs en veillant à la sauvegarde des valeurs olympiques », dit-il. Mais en vérité, les valeurs olympiques, il s’en moque. Pour preuve, il n’a pas eu le courage de signer le document du COA condamnant l’organisation de la CAN-Futsal à Laâyoune et en tant que président de l’ACNOA, il a tourné le dos au droit international, à la position officielle de l’Algérie, à celle de l’Union africaine et à tous les citoyens du monde épris de justice. Et tout cela, pour préserver ses propres intérêts. Ça suffit !

AB. LAHOUARI

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