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ALG : Haute tension ! La FIFA a relancé la FAF et le MJS

NAZIM BESSOL (IN BOTOLA)

« Pas d’Assemblée élective avec les anciens statuts !» tel est le message martelé par la FIFA à Kheireddine Zetchi, à Yaoundé en marge du CHAN 2020 au Cameroun. Selon nos informations en provenance de la capitale économique du Cameroun, le président de la Fédération Algérienne de Football (FAF), en campagne pour un siège au Conseil de la FIFA, dont les élections prévues le 12 mars prochain à Rabat, en a profité pour tenter de «vendre» la position du Ministère de la Jeunesse et des Sports aux responsables de la FIFA, à savoir : amender les statuts après l’élection. Une démarche rapidement stoppée et qui a essuyé une fin de non-recevoir de la FIFA. Cette dernière n’a pas hésité à rappeler à Kheireddine Zetchi que l’Algérie se mettait dans une situation des plus compliquées et qu’elle risquait la sanction.

Malgré les bonnes relations entre les deux instances, celle de Zurich ne compte faire aucune fleur à la FAF. Après une première sommation écrite, dans laquelle la FIFA avait demandé à son Association membre un point de la situation sur le processus de mise en conformité des statuts, initié en 2019, les responsables du gouvernement mondial du football se sont montrés plus pressants, mais surtout plus menaçants. Toujours selon nos informations, les
explications et l’argumentaire du président de la FAF n’ont pas convaincu les hommes de Gianni Infantino. Le département en charge du dossier au niveau de la FIFA a pris la main et demandé une réunion urgente avec les représentants du MJS, voire même le ministre, Sid Ali Khaldi, en personne ! Ce dernier est à l’origine du blocage, après l’envoi de la circulaire n°264 du 8 juin 2020.

Mal conseillé et ne maîtrisant que très peu les rouages des instances internationales, Sid Ali Khaldi, déjà destinataire d’une lettre incendiaire du Comité d’organisation des Jeux Méditerranéens, s’est engagé dans une voie sans issue. En interdisant aux Fédérations et surtout à la FAF d’amender ses statuts pour les mettre en conformité avec ceux de la FIFA, un processus entamé en 2019 déjà, il place le football algérien sous le feu de la FIFA. Le jeune ministre s’apprête à connaître une seconde secousse dont la magnitude dépasse amplement celle du COJIM. Le risque est grand pour ce qui concerne le football et
l’équipe nationale, déjà qualifiée pour la prochaine CAN et qui entame sa campagne pour le Qatar 2022. Les Algériens ne lui pardonneront pas un tel scénario. Que fera Sid Ali Khaldi, pris entre le marteau et l’enclume ?

LE + D’INFOS
Au mois de février dernier (au début de la pandémie en Europe), la FIFA avait fixé la fin de l’année 2020 comme date butoir pour la mise en conformité des statuts. Un délai prorogé à cause de la situation sanitaire mondiale, mais un processus et obligation jamais abandonnée !

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