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ALG : Et si on innovait avec un secrétariat d’État du sport féminin 

AB LAHOUARI

Le sport algérien est en panne d’idées depuis bien longtemps, et tout porte à croire qu’il le sera encore dans une Algérie nouvelle porteuse d’espoirs. Et un sport qui manque d’idées ne peut être que dans la régression permanente. La gestion catastrophique de ce segment de la vie nationale, par des issabistes de tous bords durant deux décennies, n’a fait que creuser un certain retard. Il est plus perceptible chez les féminines et plus particulièrement vis-à-vis de nos voisins. Aussi est-il temps de lever les entraves sociétales.

Certes, il n’est jamais trop tard. Mais, pour y arriver, les responsables du sport algérien doivent montrer de l’audace et de l’innovation. Il est important de ne pas occuper les
espaces médiatiques pour marcher sur les plates bandes des Fédérations tributaires également des instances internationales. Tout comme il est nécessaire de ne pas se laisser adouber par quelques médias adeptes de la soumission volontaire et quelques charlatans des plateaux-TV, guidés par des intérêts purement mercantiles.

Ainsi, si la nomination de Salima Souakri comme Secrétaire d’État auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargée du sport d’élite est une excellente idée, il aurait été
judicieux d’ajouter « du sport féminin ». Ce qui aurait été une première dans le monde et aurait affirmé le rôle que l’Algérie nouvelle fera tenir à la femme algérienne qui a montré dans le passé, une présence glorieuse dans bien des disciplines sportives au niveau continental et mondial.

Le potentiel humain pour y arriver existe et les moyens financiers ne manquent pas, tout comme les infrastructures
sportives. Les instituts de sport continuent de former des spécialistes dans différentes disciplines. Seulement, il faudrait peut-être s’interroger sur leurs statuts actuels ? Sont-ils opérationnels et comment ? Le MJS pourrait s’occuper de ce dossier quand bien même, il manque de visibilité médiatique. Et ce ne sera certainement pas un coup d’épée dans l’eau.

Le MJS pourrait également s’intéresser à ces infrastructures sportives délaissées, datant de l’époque coloniale à travers tout le territoire national. Elles sont la propriété du ministère des Transports (les cheminots) et le ministère de la Poste et des TIC (les postiers). A travers ces deux exemples et bien d’autres encore, on peut réactiver bien des disciplines sportives, notamment le football féminin qui a besoin d’être soutenu. La FAF ne peut que s’en réjouir.

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