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ALG : Djeha, Hammar, le COA, le MJS et le MCA (AB.Lahouari)

AB LAHOUARI

Qui connaît les fables du célèbre Djeha ne peut s’empêcher de sourire à la suite d’une de ses blagues hilarantes. Une certaine presse sportive folklorique ne manque pas dans ses rangs, un tel personnage qui lui ont emboîté le pas, alors que dans les faits, leurs histoires ne font pas dans l’humour. Elles sont souvent sujettes à l’ignorance, à la désinformation et discréditent toute une corporation.

Cette fois-ci, ce n’était pas une blague ! Dans les colonnes de certains journaux, il a été question de l’arrivée à la tête du Mouloudia d’Alger l’ex-président de l’ES Sétif, Hassan
Hammar. Les supporters algérois, qui ne sont pas nés de la dernière pluie, ont cru à un canular. Mais, comme le doute est permis, il y a eu cette présence, guère innocente, de
l’ex-dirigeant sétifien au stade du 5-Juillet et cette visite inattendue au centre de presse, lors des quarts de finale de la LDC entre le MCA et le WAC.

A l’image de Djeha, qui finissait parfois par croire à ses propres bobards, Hassan Hammar, très sûr de lui et soutenu par quelques apparatchiks, n’a pas démenti son
arrivée « imminente » à la tête du Centenaire. Bien au contraire. Il a fallu que des incidents aient lieu pour que la direction actuelle, présidée par Amar Brahmia, y mette le holà. Elle a été contrainte de réagir par un communiqué, dans lequel elle a qualifié cette présence d’une campagne de déstabilisation du club et qu’elle comptait saisir la justice.

Mis à part cet incident, Hassan Hammar est dans son bon droit de postuler, d’autant qu’il bénéficie de l’appui de quelques opposants du Mouloudia (y compris à la Sonatrach ?) qui l’ont poussé dans l’arène. Or, une telle situation n’aurait jamais vu le jour, si l’ex-président de l’ES Sétif, qui a purgé une peine de prison de dix-huit mois, avait été exclu, en toute logique, du Mouvement Sportif National par le MJS, la FAF et de la famille du football. Le sport algérien ne peut se permettre de posséder en son sein des repris de justice.

La morale de l’histoire, sans Djeha, c’est que le cas Hammar n’est pas le seul. Bien des présidents actuels de clubs ont fait de la prison pour corruption et n’ont pas inquiété le MJS. Plus encore, certains oligarques, qui moisissent en prison, possèdent toujours la médaille de l’ordre du mérite olympique que leur a décernée, l’ex-président du COA, Mustapha Berraf. Et conformément aux statuts, ils sont membres de droit de l’Assemblée Générale de cette institution, avec voix consultative. Des dossiers qui pourront être ouverts après les élections législatives.
– AB. LAHOUARI

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