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ALG : Charaf-Eddine a-t-il commis une erreur avec l’arbitrage? (Nazim Bessol )

NAZIM BESSOL

Charaf-Eddine a-t-il commis une erreur avec l’arbitrage ? Après avoir rencontré les principaux dirigeants arabes, le président de la FIFA, Gianni Infantino, et celui de la CAF, Patrice Motsepe, en marge du tirage au sort de la Coupe Arabes de la FIFA, le président de la FAF, Charaf-Eddine Amara, avait rendezvous avec les membres de son Bureau. Une première réunion très attendue, puisqu’il devait procéder à la répartition des tâches et nommer ses deux vice-présidents. L’incontournable Amar Bahloul a été logiquement promu et reconduit à la coordination des Ligues. Yacine Benhamza, président de la Ligue régionale de Saïda, est en charge du football professionnel et obtient lui aussi le titre de vice-président. L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et ex-président de la FAF, Mouldi Aissaoui, hérite des réformes juridiques. Arrive, en suite, l’un des postes des plus convoités, celui de la Commission Fédérale d’Arbitrage (CFA) et plus particulièrement la désignation.

Le cadre statutaire actuel oblige le président de la FAF à nommer un élu à la tête de la CFA. Une restriction qui a poussé Charaf-Eddine Amara à se mettre en première ligne et s’autoproclamer président de la Commission d’arbitrage et désigné, l’ex-arbitre international, Mohamed Bichari, pour le seconder en attendant la mise en conformité des statuts de la FAF avec ceux de la FIFA. De deux choses l’une où le président a parlé trop vite dans la foulée de son élection, le 15 avril dernier, lorsqu’il a annoncé que la CFA ne serait plus présidée par un membre du BF, mais par un arbitre international afin de lui garantir toute l’indépendance qu’il faut, ou alors, il n’est pas satisfait du travail réalisé jusqu’à lors en matière d’arbitrage et de désignation par Mohamed Ghouti. Ce dernier, d’ailleurs, n’a pas hésité à demander des explications au président de la FAF en plein BF.

Mais, au-delà de tout, Charaf-Eddine Amara s’est peut-être mis en difficulté en s’adjugeant les prérogatives de l’arbitrage, quand bien même il ne s’agit que de quelques semaines. Est-ce un coup de com’ ? Il est fort à parier que les rencontres du CR Belouizdad seront scrutées à la loupe et la moindre erreur d’appréciation des hommes en noir exposera le président de la FAF, en tant que premier responsable. L’enjeu n’en vaut pas la chandelle. L’arbitrage reste un piège exploitable à hue et à dia.

NAZIM BESSOL

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