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ALG : Ce n’est pas de la libre circulation mais de la discrimination !

Nazim Bessol

Comme toujours, il a fallu que la FAF et son président Zetchi Kheïreddine défendent les intérêts majeurs du football national, en particulier l’exode des joueurs, pour que les négateurs montent au créneau pour les critiquer par des mensonges absurdes. Ainsi, il a fallu que l’instance fédérale saisisse la FIFA sur la décision unilatérale de la Fédération tunisienne de donner le statut de joueur local au footballeur algérien pour qu’ils brandissent un argumentaire basé sur l’arrêt Bosman, de la Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE) et d’un soi-disant accord de la FAF à l’UNAF. Or de tout cela, il n’en est rien. Il s’agit d’un raisonnement insensé contraire à la logique qui oublie que le football algérien est tout autant africain que maghrébin.

Ces négateurs font de la manipulation entre la libre circulation des joueurs et … la discrimination. L’arrêt Bosman qui concernait l’UEFA n’aurait jamais été efficace sans l’Union Européenne imposant des règles communes à tous ses pays sur tous les plans et notamment financier. En revanche, le cas des joueurs locaux relève d’une décision unilatérale de la Fédération tunisienne (FTF) et décriée par plusieurs clubs tunisiens qui n’a reçu ni l’aval de l’Assemblée générale de l’UNAF, ni de la CAF, ni la FIFA ou encore de l’Union Africaine. Et quand ces négateurs rappellent en substance que « l’UNAF n’est pas la seule instance régionale qui a recours à ce genre “d’exceptions” en désignant l’Union européenne. Une telle comparaison tient de l’extravagance.

Tout a commencé lors de l’Assemblée générale de la CAF à Sharm Echeikh (Égypte) en octobre 2018, où l’envoyé spécial de Botola était présent. Il avait assisté à des réunions informelles sur ce projet que le Président de la FTF pilotait. Le Président de la FAF, Zetchi Kheïreddine avait clairement souligné qu’une telle décision posait un problème d’éthique et de discrimination par rapport aux autres Fédérations africaines et cela demandait une solide réflexion. Il ajoutera plus tard sollicité par les clubs : « La libre circulation des joueurs nord-africains n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant.». C’est dire que la position de la FAF n’a pas changé d’un iota.

En vérité, il n’y a jamais eu d’approbation, compte tenu du fait que l’AG de l’UNAF n’a jamais donné son accord et le problème est toujours en suspens. La FTF a tout simplement réalisé un coup de force qui pourrait à la longue diviser le football africain. Et pour cause, il touche un point sensible, celui de la discrimination que toutes les institutions sportives ont inscrite dans leurs statuts. (ndlr- Article 4 des dispositions générales des Statuts de la FIFA sur la discrimination). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Union Arabe de Football n’est pas reconnue par la FIFA, et que les clubs algériens sont en première ligne contre ce projet.

NAZIM BESSOL

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L’ancienne direction de la FAF sous la gestion de Raouraoua Mohamed avait interdit le recrutement des joueurs étrangers. Et c’est le Bureau Fédéral présidé par Zetchi Kheïreddine qui avait décidé qu’« à partir de la nouvelle saison 2017-2018, les clubs de Ligue 1 Mobilis peuvent de nouveau recruter des joueurs étrangers. Le nombre de joueurs étrangers ne peut pas dépasser deux, et les joueurs recrutés ne doivent pas avoir plus de 30 ans».
– BO

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