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ALG : Après les fournisseurs, la grogne des salariés de la FAF ! (Lafordasse))

LAFORDASSE

Au mois de juillet dernier, Botola annonçait dans un article intitulé « Les finances de la FAF dans le rouge » que la Fédération algérienne de football faisait face à une grave crise de trésorerie. Une situation qui a empiré de mois en mois. Malgré les milliards placés en Dépôts à Terme (DAT) par l’ancien Bureau et le budget voté au mois d’avril dernier, la FAF peine à honorer ses engagements. Les fournisseurs de l’académie de Sidi Bel-Abbès font encore le pied de grue à Dely Brahim pour réclamer leurs dus. L’hôtel Olympic de Dely Ibrahim attend lui aussi d’être régularisé… La dernière évolution de la situation financière de la FAF est rapportée par le site Al Marma qui évoque l’incapacité de l’instance de Charaf-Eddine Amara à honorer les salaires
de ses employés, tout comme ceux du staff technique et du sélectionneur national ! La « générosité » du président de la FAF commence à se ressentir sur le quotidien des
employés de la FAF, une première.

Depuis son arrivée à la tête de l’instance, Charaf-Eddine Amara a octroyé plus de 20 milliards aux clubs de L1 (avance sur les droits TV), un prêt de 4 milliards au COA, où il siège en tant que membre du Bureau exécutif. Il a également ordonné l’ouverture du chantier de l’hôtel de Sidi Moussa (9 milliards) avant même que l’hôtel des Fennecs, réservé exclusivement à la sélection A, ne soit réceptionné. Plus récemment, plusieurs sources fédérales évoquent un chèque de 2 milliards aux médaillés paralympiques et le déplacement à grands frais de la sélection A’ à Doha
pour jouer deux matchs amicaux dans des conditions extrêmes en plein mois d’août au Qatar !

Des dépenses qui ont placé la FAF encore plus dans la difficulté et qui mettent dans l’obligation le président Charaf-Eddine Amara de puiser dans les DAT, une option qu’il refuse d’envisager. « Le président refuse d’inscrire sur son premier bilan l’utilisation des DAT, il doit trouver d’autres moyens ou recouvrer les sommes faramineuses au niveau de l’EPTV, Mobilis et le MJS », nous affirme une source fédérale sous couvert d’anonymat. Aussi se demande-t-on de quelle autre option dispose- t-il pour garantir à ses employés leurs salaires ?

Contacté par BOTOLA, un employé du Centre technique de Sidi Moussa se dit « tout simplement révolté… C’est la première fois que je vis une telle situation, je n’ai toujours pas
touché mon salaire et j’espère qu’il ne s’agit là que de fausses rumeurs. Si ce n’est pas le cas, autant vous dire que c’est très grave. Cela voudrait dire que notre argent a été donné à d’autres et ont doit patienter et faire des efforts ? Si le président veut faire des cadeaux, c’est son problème, il n’a qu’à le faire avec son propre argent ou celui de Madar [le groupe présidé par Charaf-Eddine Amara, NDLR], mais nous, nous avons des familles à nourrir. Nous n’avons que ce salaire pour vivre ». Ces paroles seront-elles entendues ?

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En plus des employés de la Fédération et de ses fournisseurs, les membres du Bureau fédéral attendent aussi leur régularisation pour les frais engagés. En effet, s’ils sont entièrement pris en
charge une fois à Alger, ils utilisent, pour la plupart, leurs propres véhicules pour rallier la capitale et assister aux différentes réunions. Des déplacements qui occasionnent des frais supplémentaires que la FAF est censée rembourser en plus de l’indemnité journalière versée à
chaque membre. – RS

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