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ALG : Amalgame entre l’emprunt obligataire et le dépôt à terme (N. Bessol)

Nazim Bessol

 Depuis jeudi dernier et la publication en exclusivité par Botola, de l’incapacité de la Fédération algérienne de football (FAF) d’honorer ses créances et notamment celles de l’académie de Sidi Bel-Abbès, plusieurs voix non autorisées et certains relais médiatiques tentent d’en atténuer l’importance ou la gravité. Par manque de maîtrise du volet financier ou par volonté délibérée d’induire le grand public en erreur, l’amalgame est rapidement fait entre l’emprunt obligataire, contracté au nom de la FAF par Mohamed Raouraoua pour venir au secours du gouvernement d’Ahmed Ouyahia, et le dépôt à terme (DAT), largement privilégié par son successeur Kheïreddine Zetchi. Dans le premier cas, l’emprunt obligataire est, comme son nom l’indique, une obligation que l’État émet sur une période déterminée avec une rémunération traditionnellement plus avantageuse que le DAT. Un investissement duquel on ne peut se défaire avant le terme qu’avec l’accord de l’État (ce qui est très rare) et une perte d’une partie des revenus, si ce n’est la totalité. 

Un cas de figure qui constitue l’exception et non la règle. Pour ce qui est du DAT, c’est avant tout de l’épargne, donc un placement moins risqué et forcément moins rémunérateur. Il offre, cependant, plus de flexibilité et permet au souscripteur d’avoir la possibilité de disposer de ces fonds lorsqu’il le souhaite. La banque calcule alors les intérêts à la date d’utilisation des fonds. Une solution qu’écarte pour l’instant le président de la FAF, Charaf-Eddine Amara, qui souhaite recouvrer les créances à hauteur de 360 milliards de centimes avant de procéder au règlement des fournisseurs. Une démarche confirmée par son vice-président, Amar Bahloul, qui, dans une déclaration à la Radio national, a expliqué que la FAF faisait face à des problèmes de trésorerie « Nous avons un problème de trésorerie, nous attendons de récupérer les sommes d’argent à l’extérieur », lançait Amar Bahloul, pour expliquer les multiples impayés de la FAF. Un chapitre sur lequel BOTOLA y reviendrons avec plus de détail dans nos prochaines éditions. 

– NAZIM BESSOL 

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