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ALG : Le BF va-t-il faire échouer la stratégie de son président ? (N. Bessol)

Nazim Bessol ( IN BOTOLA)

Le torchon brûle entre le nouveau président de la Fédération algérienne de football (FAF), Charaf-Eddine, et les membres concernés par le décret n°21-60 du 8 février 2021 modifiant et complétant le décret exécutif n°15-340 du 28 décembre 2015, interdisant le cumul. Garant de l’application des textes et du fonctionnement de la maison de Dely Ibrahim, Charaf-Eddine Amara doit faire face à sa
première crise. Une crise qui risque d’aboutir à une paralysie de l’organe délibératif de la FAF et d’une fronde généralisée de la base, dans les prochains jours, surtout que les membres concernés, notamment les deux présidents de Ligues inter-régions et vice-présidents de la FAF, Yacine Benhamza et Amar Bahloul ne sont pas seuls. Mais, il y a un autre son de cloche d’une source autorisée qui estime que « c’est aux membres d’infléchir la position du MJS et non à la direction de la FAF de le faire. Un décret exécutif ayant force de loi ! ». Plusieurs membres du BF en sont conscients et ont affirmé à Botola qu’ils étaient prêts, comme ils se sont engagés à le faire par écrit avant l’élection, à démissionner et à n’occuper
qu’un seul mandat électif.

Toutefois, ils considèrent que le nouveau venu à Dely Brahim manque de sincérité. Il a pour seul objectif de se débarrasser d’eux, afin de se constituer un BF « bling- bling». L’un d’eux précise et rappelle que ce sont des bénévoles. « Nous sommes et nous restons des bénévoles du football depuis plusieurs années. Nous nous sommes engagés à démissionner et nous le ferons. Mais, nous envoyer un courrier pour exiger de le faire sous 48h est irrespectueux. D’autant que ce genre de courrier participe à jeter en pâture notre honneur, notre intégrité et nos noms à l’opinion. Nous, nous vivons en Algérie pas à l’étranger et nous n’avons pas de conflits d’intérêts à gérer. Le président et plus largement l’opinion sportive doivent savoir que nous ne gérons pas des épiceries et qu’il ne nous suffit pas de baisser le rideau et rédiger une lettre pour partir. Il y a des règles et des procédures à respecter. Nous ne sommes pas tombés du ciel, nous ne sommes pas des parvenus ou des employés, mais des élus qui doivent rendre des comptes à nos électeurs (AG), entériner notre démission par l’AG, faire voter les bilans et installer les Commissions électorales et de recours. Tout ça ne se fait pas par un claquement de doigts ».

C’est clair, la confiance est rompue. Il faut la rétablir avant les prochaines échéances électorales

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