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ALG : Intégration totale oui ! Sponsoring non !

AB. LAHOUARI

Sponsoring ou intégration, telle sera la base de la nouvelle politique sportive algérienne des 18 clubs professionnels à la suite de l’approbation de l’AGEX concernant le système pyramidal des compétitions. Des sociétés nationales sont sollicitées pour prendre en charge les clubs et selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Salim Bernaoui « Cela devrait se faire dans les tout prochains jours. Il ne reste que les dernières retouches à apporter au projet avant de le soumettre au Premier ministre. »

Soit ! Mais des rumeurs ou des informations fuitées font état d’une tendance qui souhaite qu’en un premier temps, il s’agirait plutôt d’un « accompagnement » des clubs durant une année avant une intégration définitive au sein des sociétés nationales. Si tel est le cas, alors, il faut le dire clairement, rien ne changera dans le football professionnel malgré les efforts de l’Etat et les réformes présentes et futures de la fédération. Cahier de charges ou pas. DNCG ou pas. En clair : ça suffit ! Lorsqu’un Etat s’engage, il doit le faire pleinement. Echaudées par la cuisante expérience dix premières années d’un professionnalisme budgétivore et cannibale, les autorités devraient refuser de cautionner et « d’accompagner » davantage ce désastre.

Les actionnaires des clubs endettés, en faillite même, n’ont plus leur place au sein de la grande famille du football. La majorité d’entre eux n’a pas mis un sou depuis l’avènement du professionnalisme à la sauce Raouraoua et a refusé l’ouverture du capital. Elle s’est même enrichie. Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule issue possible : la dissolution et l’intégration définitive des clubs au sein des sociétés nationales. De nouveaux managers au sens propre du terme émergeront avec une gestion plus rigoureuse et plus transparente, les joueurs payés à temps et mieux protégés pour l’après football. C’est aussi une façon de lutter contre la corruption et indirectement la violence dans nos stades. On verra alors ces sociétés sportives prospérer et générer de substantiels bénéfices. Ce que l’on semble avoir oublié !

ABL (In BOTOLA)

LE + D’INFO
L’exemple qui a fait ses preuves est certainement celui du Qatar qui a décidé à travers un Fonds souverain de devenir propriétaire du Paris SG plutôt que de le sponsoriser.

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