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CAF : Les frondeurs à la recherche d’un leader

Red - Nazim Bessol

A quoi tient la présidence d’Ahmad Ahmad ? A rien ou presque si ce n’est au parapluie ouvert par le président de la FIFA, Gianni Infantino. En pesant de tout son poids et en envoyant sa secrétaire générale Fatma Samoura à la rescousse de son ami personnel, le patron du football mondial évite à la CAF de disparaître selon un responsable de la FIFA. Les deux premières années de Ahmad à la tête de la CAF suscitent non seulement l’inquiétude de la maison mère, à tel point qu’elle doit intervenir en violation flagrante aussi bien de ses statuts que ceux de la CAF, mais aussi et surtout, elles divisent l’une des plus importantes confédérations de la planète football. A force d’approximation et d’alliances contre nature qui font dire à beaucoup qu’il est sous influence, Ahmad a montré toute son incompétence. Mis sous pression par ses «sponsors » et fragilisé par son interpellation par la police française à Paris, il a fait des compromis et … de nombreux mécontents. Ces derniers, de plus en plus nombreux (près de la moitié de l’Assemblée générale) se cherchent un leader.

Plusieurs initiatives sont dans les tuyaux et les frondeurs ne s’en cachent pas. Des réunions ont même été organisées à l’hôtel Marriott du Caire sous les yeux d’Ahmad et de ses fidèles. Le nom du président de la FAF, Kheireddine Zetchi, qui bénéficie d’une côte de sympathie de plus en plus grande et dont l’intégrité est reconnue par tous, pourrait être l’homme de l’union du foot continental. Le Sacre des Verts à la CAN et le résultat très encourageant (21 votes) réalisé par Amar Bahloul, ont fini par convaincre les déçus et laissés pour compte de la gestion d’Ahmad. « Le président Zetchi est ‘propre’, il ne traîne pas de casseroles. Il est à la tête d’une grande fédération qui représente un grand pays. Il est sûr que dans la zone nord, il ne réussira jamais à se mettre d’accord avec ses voisins, j’en veux pour preuve le maintien de la candidature Libyenne face à l’Algérie. En revanche, comme l’Algérie est sur le terrain, elle doit l’être également dans le processus de prise de décision et quand bien même, il y a des tentatives pour la marginaliser, je reste persuadé qu’elle a un grand rôle à tenir dans la dynamique que nous mettons en place » nous explique un des principaux frondeurs. Il reste que des bouleversements sont attendus au cours des prochains jours ou des prochains mois.
NAZIM BESSOL (IN BOTOLA)

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