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COA : Mustapha Berraf jugé coupable de «diffamation publique» en France

Red - Bessol Nazim (In Botola)

Le président du Comité olympique algérien Mustapha Berraf n’a pas pu savourer pleinement son élection, en tant que membre de l’Assemblée générale du CIO et non de la Commission exécutive. Le même jour, son avocat parisien lui apprenait qu’il venait d’être condamné à verser 7 000 euros, à l’homme d’affaires français, une de ses vieilles connaissances, Alain Barbier, qu’il recevait souvent à Alger. L’ex-dirigeant de PIXCOM SAS qui a réalisé le village africain aux JO de Londres 2012 réclame toujours plus de 1 million d’euros à l’ACNOA. Il a d’ailleurs traduit l’instance panafricaine en justice en France pour l’obliger à s’acquitter de cette facture. Une procédure (toujours instruite) qui a naturellement déplu à l’actuel président de l’ACNOA et vice-président de l’instance présidée par son mentor, l’ex-général ivoirien Palenfo à l’époque des faits.

C’est en cette qualité qu’il avait à « répondre du délit de diffamation publique envers particulier en raison de la mise en ligne le 5 janvier 2017 sur le site internet http:// lesoirdalgerie.com/, d’un texte contenant les passages suivants, constats par exploit d’huissier le 16 février 2017» peut-on lire dans les minutes du jugement dont BOTOLA a copie. Ainsi, Berraf avait déclaré que « l’affaire opposant Alain Barbier au COA a trait, d’une part, à une infraction pénale puisque l’intéressé a perçu une somme d’argent en devises alors que son entreprise se trouvait en liquidation judiciaire (voir extrait K bis)… L’autre élément de poursuite relève du domaine civil puisqu’il se devait de rembourser la somme en question qu’il percevrait le montant des prestations par l’Office national du tourisme (ONT), organisme responsable chargé du stand algérien du Village africain des Jeux olympiques de Londres 2012. » avait indiqué Mustapha Berraf dans les colonnes du quotidien, Le Soir d’Algérie.

Pour sa défense, le président du Comité olympique, par la voie de son avocat, a invoqué « l’exception, l’incompétence » et « l’exception de nullité », toutes deux rejetées par le Tribunal correctionnel. Tout comme le sursis à statuer demandé par Mustapha Berraf, au motif « que le COA aurait déposé une plainte pénale le 2 octobre 2016 auprès du procureur de la République d’Alger ». Une défense qui n’a pas payé puisque le nouveau membre du CIO est déclaré, coupable de diffamation publique et condamné à 500 € d’amende avec sursis, 4000 € au titre des dommages- intérêt pour préjudice moral et devra s’acquitter de 2500 € de frais de procédure. Une première victoire pour l’homme d’affaires français, Alain Barbier qui ne veut pas s’arrêter là. Il est en attente de l’issue de l’autre procédure toujours en cours d’instruction contre l’ACNOA et son président… Mustapha Berraf. Un gros morceau. Dans cette affaire, il y va de l’avenir du dirigeant algérien dans le mouvement olympique international. En cas de condamnation, il ne pourra pas compter sur le soutien du président de l’institution qui a déjà fait savoir que le CIO n’avait rien à voir. Alors à suivre.

Nazim Bessol (In Boitola)

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