Eco/MediaLes InfosMEDIAS

AFR : Les 37 braves africains de Francfort 1974

RED - ABL

Le président de la CAF, l’ex-sénateur Malgache Ahmad Ahmad fait emprunter au football un chemin sinueux qui le conduira certainement à sa propre perte. Il semble ignorer l ’Histoire la longue lutte des pionniers de la balle ronde qui ont donné à l’institution continentale ses lettres de noblesse et le respect de la planète football. Du premier président de l’Instance en 1957, Abdelaziz Abdallah Salem à l’avant-dernier Issa Hayatou en 1988- 2017, tous avaient un objectif immuable : faire de la CAF, une force du changement qui pèse au sein de la FIFA. Elle ne percevait de ses associations que deux cents dollars US de cotisation par an mais ses membres étaient les dignes fils de l’Afrique enfin libérée du joug colonial. Ils étaient fiers d’avoir pris en main leur propre destinée. Et en 1964, pour la première fois lors de l’AG au Japon, Ils faisaient entendre leurs voix pour tenter de rejeter la présence de l’Afrique du Sud et obtenir une place à la Coupe du monde pour un pays du continent sans passer par des matches de barrage. Le conflit était ouvert entre la CAF et les conservateurs de la FIFA

Dix ans plus tard, en 1974, lors de l’AG de la FIFA à Frankfurt (Allemagne), à la veille de la Coupe du monde, le conservateur anglais, anobli par la Reine, Sir Stanley Rous, à la tête de la FIFA depuis douze ans et fort de l’appui de l’Europe, de l’Amérique du Nord et des pays membres du Commonwealth, refusait une nouvelle fois de bannir l’Afrique du Sud. Mais ce jour-là, pour la première fois, il est confronté au Brésilien Joao Havelange, un richissime homme d’affaires dont le pays domine la planète football. Il se présente comme le candidat du tiers monde et durant sa campagne, il a séduit les Africains en déclarant: « Si je réussis, je reste à la FIFA et l’Afrique du Sud reste dehors.» Le message a été reçu cinq sur cinq. Ce jour-là, 37 pays africains sous la conduite de l’Ethiopien Ydnekatchew Tessema lui donnent leurs voix et l’installent au siège de Zurich. Aujourd’hui, cinquante-quatre sont membres de la CAF, certes ils n’ont rien perdu de leur fierté, mais force est de constater qu’ils accordent leur confiance à un président, le Malgache Ahmad Ahmad qui les déshonore et les prive de leur souveraineté en les ignorant et en appelant à son secours la FIFA.

 AB. LAHOUARI (IN BOTOLA)

Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité