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CAF : « Enough is Enough ! »

Red - Nazim Bessol

 En lançant son fameux «Enough is Enough !» (trop, c’est trop !) , le 28 mais 2015, en conférence de presse, au lendemain de l’arrestation de plusieurs membres de la FIFA pour des faits de corruption, par la police suisse et l’ouverture d’une enquête internationale par le FBI qui aboutira à la chute du président Sepp Blatter, le Français Michel Platini prenait non seulement position contre le système mafieux mis en place par le patron du football mondial, mais aussi et surtout, il se positionnait par la même occasion, comme le candidat naturel et comme l’homme du changement.

 Une démarcation qui ne l’empêchera pas de tomber à son tour, entraîné par le vieux et roublard président du football mondial pour une sombre affaire de paiement d’honoraires à hauteur de 2 millions de Francs Suisses. Une affaire dans laquelle,il sera d’ailleurs blanchi quelques années plus tard, par le parquet helvétique en attendant la levée de sa suspension par la FIFA. Son honneur lavé, Michel Platini songe de nouveau à son avenir dans le monde du football avec un horizon dégagé mais aussi et surtout une respectabilité intacte.

 Aujourd’hui, avec l’accumulation des scandales autour et au sein de la Confédération africaine de football (CAF), l’instance continentale a plus que jamais besoin de trouver son Platini. A moins d’un tsunami, il ne peut être qu’un membre du Comité exécutif, crédible, et dont la probité ne fait aucun doute pour mettre fin à cette mascarade et dire au président, le Malgache, Ahmad Ahmad, les yeux dans les yeux « trop c’est trop ! ». Car c’est de bien de cela qu’il s’agit. A force d’avaler des couleuvres et d’acquiescer à toutes les dérives d’un président incapable de respecter ses propres statuts, c’est l’avenir même de la CAF et sa crédibilité qui sont en péril.

 A l’évidence, l’instance continentale, par l’amateurisme, l’irresponsabilité et la compromission de certains de ses membres, hypothèque le devenir des générations futures et le football africain. Sans vouloir verser dans une quelconque nostalgie, force est de constater que lors des trente dernières années, la CAF a toujours été respectée pour ce qu’elle était (53 puis 54 voix à l’AG au Congrès de la FIFA), voire parfois même crainte. Aujourd’hui, vingt-sept mois après l’arrivée de Ahmad Ahmad à sa tête, elle apparaît non seulement divisée mais surtout elle est devenue la risée des autres confédérations et donc… de la FIFA.

 L’épée de Damoclès qui est au-dessus de la tête du Malgache à la suite de sa garde à vue à Paris finira par s’abattre dans les jours à venir sur celui qui a été un excellent candidat et un piètre président de la CAF et qui bénéficie encore de la présomption d’innocence. Les charges retenues contre lui sont accusatrices. C’est pourquoi, il est grand temps que vienne le « Platini africain » pour mettre fin à cette honte africaine.

 NAZIM BESSOL (IN BOTOLA)

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