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ALG : Le retour des vautours au Mouloudia des Hamraoua

Red - AB. Lahouari

Un titre accrocheur : « Baba démissionne du MCO : le vent du changement souffle sur le club d’El Hamri » a attiré notre attention et montre à quel point la situation de l’un des meilleurs clubs algériens post- indépendance suscite l’intérêt des médias. Seulement, il est bon de se demander de quel vent du changement s’agit-il ? S’il est annonciateur de l’arrivée de la Société Hyproc, il n’est que salutaire quand bien même cela ne dépendra pas de la seule Direction générale, mais d’une décision politique qui est demandée et soutenue par tous ceux qui portent ce club dans leur coeur. Et Ils sont nombreux.

En revanche, si c’est un « vent du changement » qui présage le retour des vautours, ces actionnaires qui ont versé des clopinettes, une seule fois, lors de l’avènement du professionnalisme en 2010 – c’est-à-dire depuis une proche décennie – et qui depuis se sont servis royalement plutôt que de servir, alors la disparition de l’équipe professionnelle du quartier d’El Hamri au 200 chouhada est actée. Elle est condamnée à suivre le triste destin de la légende du football de l’Afrique du Nord qu’a été l’USM. Oran. Le club se contentera du statut d’amateur. Le petit groupe de supporters dont la sincérité n’est pas mise en doute en est-il conscient ? En battant bas le goudron, il serait bien inspiré de lever la tête au ciel pour voir que sur le bec des vautours, il y a des soi-disant titres de prêts à se faire rembourser. Tout est là.

Pourtant, il n’échappe à personne que le club est en faillite. Comme tous les autres, il est endetté et les actionnaires (l’exsénateur Tayeb Mahyaoui patron de presse, Djebarri Youcef, patron de presse et homme d’affaires, Larbi Abdellilah, industriel) sont les principaux responsables de la situation actuelle qu’il traverse. Et cela avec la complicité du directeur de la jeunesse et des sports d’Oran, Gharbi Badr Eddine dont on se demande d’où lui vient cette longévité à ce poste ? Depuis une décennie, ils ont passé leur temps à des mariages-divorces-complots, dans le seul but de reprendre les rênes du club. Aussi, l’heure est-elle venue d’en finir. Le Mouloudia des Hamraoua doit revenir à l’esprit des compagnons de la H’sira. Et que cette fois-ci souffle enfin le vent de la Renaissance et de l’espoir.

– AB. LAHOUARI (IN BOTOLA)

 

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