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AFR : La CAF au bord de l’implosion

Red - BN

En choisissant de titrer le 18 mars dernier en Une de notre Edition « Avis de tempête » pour annoncer ce qui se profilait à l’horizon de la Confédération africaine de football, présidée par le Malgache Ahmad Ahmad, nous avions opté pour la modération. Conscients de la gravité de la situation, tant les documents sur la gestion financière de Ahmad Ahmad, publiés et jamais contestés depuis étaient lourds. Des documents que le comité de l’Ethique de la FIFA examine encore. Mais aujourd’hui, après le simulacrede finale de la Ligue des champions de la CAF (ES Tunis – Wydad Casablanca) devant des millions de téléspectateurs on peut dire sans risquer de se tromper que le football africain a touché le fond. Pis encore, il creuse encore !

L’innommable spectacle proposé sur les Chaînes de télévision du monde entier hantera à jamais la CAF. L’image d’un président « pathétique » se rendant sur la pelouse pour s’entretenir avec le corps arbitral est venue contredire les plus sceptiques quant aux capacités du président Ahmad à mener la CAF à bon port. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, au-delà du résultat de cette finale, le scandale de Radès n’est que la conséquence d’une politique de division et de clientélisme mise en place et assumée par le président Ahmad. Un président de plus en plus décrié et incapable d’unir un continent qui l’a fait roi. Trop de tension, trop d’approximation et une hyper influence du Maroc par le biais du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fawzi Lekjaa qui a hérité du surnom de président (bis), ont fini par faire ressortir les vieux démons de la division. Fort de son influence, Lekjaa aurait selon plusieurs témoignages, agressé Bamlak Tessema, l’arbitre de la finale retour de la Coupe de la CAF, après la défaite de son équipe le RS Berkane. Une agression mentionnée dans le rapport de l’Ethiopien.

A force de tirer sur la corde et de fuir la triste réalité du terrain, le président Ahmad a créé les conditions de la mascarade de vendredi soir. A mi-mandat, jamais la CAF n’a été aussi divisée et personne n’y trouve son compte. Le fossé entre anglophone et francophone se creuse chaque jour un peu plus. La zone sud d’où est issu Ahmad est en dissidence malgré les apparences que souhaite préserver le service de communication de la CAF et son voyage au Zimbabwe où « les couteaux étaient sous la table ». L’Egypte pays hôte de la prochaine CAN est en ébullition après la suspension de l’arbitre Gehad Grisha pour une durée de six mois après les contestations de … la FRMF. La CAF doit faire face à une procédure d’arbitrage engagée par les Comores auprès du TAS et Ahmad est visé par une enquête du Comité d’éthique de la FIFA. La coupe est plus que pleine et la succession d’Ahmad est aujourd’hui plus que d’actualité.

-NAZIM BESSOL (IN BOTOLA)

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