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TV – CAN : L’UAR rafle la mise devant infront et LC 2

Red - Bessol Nazim

Le Comité exécutif de la CAF, présidé par le Malgache Ahmad, a décidé d’octroyer les droits de retransmission terrestre de l’ensemble de ses compétitions à l’Union des Radios Télévision africaine. L’ONG, qui a décidé de faire une offre commune de l’ensemble des pays du continent sous l’égide de l’Union africaine, n’a laissé aucune chance à ces deux concurrents le groupe Infront et LC2. Cette décision n’a pas manqué de soulever un tollé auprès de plusieurs membres du COMEX de la CAF, qui souhaitaient voir LC2 ou Infront bénéficier des droits de retransmission de la CAN 2019 et 2021. Les débats entre le président Ahmad, déjà sous pression après la publication – par Botola – de documents relatifs à sa gestion et certains de ses lieutenants, ont été assez tendus, selon un membre du Comité exécutif, qui a souhaité garder l’anonymat. Le Congolais, Constant Omari, 2e vice président, était le moins disposé à voir ces droits aller vers l’UAR et plusieurs de ses collègues ont pointé  la faiblesse de l’offre panafricaine, qui ne disposait pas des garanties bancaires nécessaires, contrairement à Infront par exemple, soutenue par des banques suisses. Au moment où l’UAR a présenté une entreprise publique sénégalaise Locafrique, qui n’est pas un établissement financier.

Le président Ahmad avait immédiatement recalé l’offre de la compagnie LC2 débiteur de plus de 20 millions de dollars auprès de l’instance continentale et que l’ancien président de la CAF, Issa Hayatou, avait black listée. Devant l’insistance du 2e viceprésident de la CAF, Ahmad a senti un début de fronde et un risque de dérapage sérieux de la réunion surtout après le limogeage du Secrétaire général, Amr Fahmy. Le Malgache a finalement consenti à couper la poire en deux, à savoir céder les droits à l’UAR même si le dossier ne présentait pas de garanties bancaires et oblige l’ONG panafricaine à collaborer avec LC2. Ainsi, LC2 qui a expliqué n’avoir pas pu honorer ses engagements financiers par le passé auprès de la CAF, faute de n’avoir pas été payé par l’UAR, pouvait se renflouer et bénéficier d’une part du « gâteau». Un compromis qui a, semble-t-il, calmé les esprits des uns et des autres même si la société Infront dont le mandataire en France est Luc Charial reste la grande perdante de ce jeu d’équilibriste.

BESSOL NAZIM (IN BOTOLA)

 

 

 

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