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CAF : Amr Fahmy décidé à se battre

Red - Nazim Bessol

L’ex-secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy, n’a pas digéré son éviction par le président Ahmad Ahmad, ni la manière avec laquelle il a été renvoyé. Le petit fils du premier secrétaire général de l’institution chassé de la réunion du dernier comité exécutif, avant même le début des travaux a appris son renvoi alors qu’il était dans le lobby de l’hôtel Marriot ou il s’est immédiatement rendu et où il est resté un petit moment seul. C’est alors qu’il a rejoint sa chambre pour rassembler ses affaires et ne plus revenir. Depuis, impossible de le joindre ni de le voir. Il n’a fait aucune déclaration et refusé toutes les sollicitations de la presse. Cependant, un de ses proches nous a expliqué que le coup a été brutal et dur à encaisser pour lui, mais qu’il ne comptait pas rester sans réaction. « Il est décidé à se battre » nous confie un de ses proches qui l’a eu au téléphone, le soir de son éviction.

A l’annonce du renvoi de Amr Fahmy du poste de secrétaire général de la CAF, plusieurs confrères journalistes et connaisseurs des rouages de la CAF, ont regretté ce départ. « La CAF a perdu une compétence avérée, il est parfait trilingue, je ne sais pas si c’est le cas pour son remplaçant ? et malgré son jeune âge, Amr Fahmy, de par sa formation et sa filiation maîtrisait parfaitement son travail. Il pouvait, aussi, compter sur son père qui a occupé durant près de 30 ans ce poste, pour le conseiller et l’orienter. » nous confie un délégué présent à l’hôtel Mariott du Caire.

La CAF n’a donné aucune explication sur le renvoi de l’ex-secrétaire général Amr Fahmy et son remplacement par Mouad Hajji. Certes, l’article 25 des statuts de la CAF, dispense le président de justification en matière de nomination et de renvoi du secrétaire général. Mais il est clair que le renvoi de Amr Fahmy dépasse la simple « raison médicale » dont font état de nombreux titres, surtout que l’Egyptien était régulièrement à son bureau les derniers mois écoulés. Selon un proche du président de la CAF, Amr Fahmy, serait à l’origine des dernières fuites de documents que le bi-hebdomadaire algérien Botola a publiés en exclusivité le 18 mars dernier. « La CAF a déclenché une enquête sur l’origine des fuites, l’adresse IP utilisée lors de l’envoi et retracée conduit à Amr Fahmy » nous explique notre interlocuteur qui a requis l’anonymat. Affaire à suivre

(Envoyé spécial de BOTOLA, Nazim Bessol du Caire)

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