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ALG : Le rétropédalage du dernier joker de Raouraoua

RED - ABL

L’ex-député FLN, Ali Baâmer, qui a bénéficié de trois mandats et possède le record d’Algérie au sein de la Ligue Régionale de Ouargla (plus d’une trentaine d’années) est devenu, soit amnésique, soit sénile. Profitant de la situation actuelle que traverse le pays, il a occupé l’espace médiatique des coalisés pour servir du réchauffé (sic et resic) sur les élections qui ont placé aux commandes une nouvelle direction de la FAF présidée par Zetchi Kheïreddine. Un quinqua clinquant, le prototype du dirigeant du football de l’avenir avec la création de la première académie du pays et du club du Paradou AC. Il n’a toujours pas compris que c’est le choix de la famille du football et l’opinion sportive qui avaient fait leur hirak avant l’heure. Elles appelaient à un changement profond de la gestion humaine et économique du football. Deux années plus tard, le temps lui a donné raison. Zetchi ne les a pas déçues. Son bilan est plus que satisfaisant malgré les multiples obstacles dressés par les adeptes de la soumission volontaire qui tournent le dos aux idées novatrices pour mieux garder leurs privilèges. Ali Baâmer en fait partie.

Intronisé président de la Commission électorale par l’Assemblée générale souveraine de la FAF du 27 février 2017, en compagnie de Mohamed Zerouati, Rachid Oukali, il n’a pas signalé lors de ses interventions médiatiques que c’est l’AGO qui a fixé la date de l’AGEX. D’où la réaction musclée du ministère de la Jeunesse et des Sports à travers ce communiqué : «Vous n’avez pas le droit de changer de date déjà arrêtée lors des travaux de l’Assemblée générale ordinaire de la FAF. J’exige le maintien de la date du 20 mars pour le déroulement des travaux de l’Assemblée élective de la FAF.» Le 21 mars 2017, soit au lendemain de l’AGEX souveraine, la FIFA avait envoyé une lettre à la FAF dans laquelle, elle demandait des explications, quant au déroulement du scrutin. La FAF répondait le 22 mars 2017 à la FIFA avec tous les documents afférents dont le procès-verbal. Quelques jours plus tard, l’instance internationale félicitait le président Zetchi Kheïredinne et le nouveau Bureau fédéral. Clap de fin !

La montée au créneau de Ali Baâmer, ces derniers jours, n’est pas fortuite. Il est le dernier joker du clan de Mohamed Raouraoua qui l’a installé à la Commission de candidature. Il fallait contourner la décision de l’AGO en s’appuyant sur la réglementation qui prévoit un délai de 60 jours entre l’AG ordinaire et l’AG élective. Une initiative qui n’était pas fortuite. Ali Baâmer était le pilote d’un plan pour dater les élections au 27 avril 2017. Le clan cherchait à temporiser pour favoriser soit l’élection de l’ancien gestionnaire, soit un de ses serviteurs. En effet, le fuyard de Franceville qui se savait en disgrâce depuis la CAN 2017 au Gabon jouait sur deux tableaux. D’un côté, il attendait le feu vert des autorités, comme toujours, pour annoncer sa candidature et de l’autre il guettait les résultats de sa candidature pour un troisième mandat au Comex de la CAF qui se déroulait le 16 mars 2017, à Addis Abeba. Soit quatre jours avant l’Agex élective de la FAF. Trop court pour lui. Résultats des courses : il n’a rien obtenu. Et depuis, Ali Baamer s’est retrouvé hors-jeu d’autant que « sa » commission de candidature était illégale puisque composée de quatre membres au lieu de sept. Mais ça, chutt, il ne faut pas le dire. –

AB. LAHOUARI (In Botola)

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Ali Baamer a perdu son statut de parrain du football dans le sud du pays. Il régnait en maître et se présenter comme candidat à sa propre succession depuis une trentaine d’années et bénéficier régulièrement d’une place au BF au sein de la FAF. Il était déjà dans celui de Omar Kezzal en 1989. Avec l’arrivée de la nouvelle direction conduite par Zetchi Kheïreddine, il perdu ses privilèges au sein des instances internationales comme la CAF et l’UAFA. – RS

 

 

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